en reconstruction

# Posté le vendredi 09 janvier 2009 04:17
Modifié le samedi 07 février 2009 07:33

soeur emmanuelle

S½ur Emmanuelle, née Marie Madeleine Cinquin, souvent surnommée la « petite s½ur des chiffonniers » ou « petite s½ur des pauvres », est une religieuse et écrivain née le 16 novembre 1908 à Bruxelles (Belgique) et morte le 20 octobre 2008 à Callian (Var, France). Elle est connue pour ses ½uvres caritatives en Égypte auprès des enfants et des plus démunis et est un symbole, dans l'opinion française, de la cause des déshérités[1]. Née de parents belges et français, elle posséde ces deux nationalités. En 1991, le président Moubarak lui a remis la nationalité égyptienne en remerciement de son ½uvre au Caire[2].

A son entrée chez les religieuses de Notre-Dame de Sion, elle prend le nom de S½ur Emmanuelle mais se fait appeler Mère Emmanuelle par ses élèves. C'est sous ce nom qu'elle se fait connaître des médias et devient très populaire dans l'opinion publique, apparaissant régulièrement en tête des classements des personnalités préférées des français.
# Posté le mardi 21 octobre 2008 16:10

la différence


La différence
Celle qui dérange
Une préférence, un état d'âme
Une circonstance
Un corps à corps en désaccord
Avec les gens trop bien pensants,
Les m½urs d'abord
Leur peau ne s'étonnera jamais des différences
Elles se ressemblent
Se touchent
Comme ces deux hommes qui dansent

Sans jamais parler sans jamais crier
Ils s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Ils se font confiance
Si vous saviez
Comme ils se foutent de nos injures
Ils préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures

Ils parlent souvent des autres gens
Qui s'aiment si fort
Qui s'aiment comme on dit "normalement"
De cet enfant tellement absent
De ce mal du sang qui court
Et tue si librement
Leurs yeux ne s'éloigneront jamais par négligence
Ils se reconnaissent, s'apprivoisent
Comme ces deux femmes qui dansent

Sans jamais parler sans jamais crier
Elles s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Elles se font confiance
Si vous saviez
Comme elles se foutent de nos injures
Elles préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures

De Verlaine à Rimbaud quand on y pense
On tolère l'exceptionnelle différence

Sans jamais parler sans jamais crier
Ils s'aiment en silence
Sans jamais mentir, ni se retourner
Ils se font confiance
Si vous saviez
Comme ils se foutent de nos injures
Ils préfèrent l'amour, surtout le vrai
À nos murmures
# Posté le dimanche 28 septembre 2008 01:28

un rayon de soleil

Un rayon de soleil
Dort sur tes cheveux longs
Sur nos corps de seigle
Et nous joue du violon
Un rayon de soleil
Sur le sommeil de plomb
Une guitare sèche
Lou Reed à la maison
Refrain : (x2)
Un matin suspendu
Aux fleurs de ton jardin
Ma main sur ton p'tit cul
Cherche le chemin
Un rayon de soleil
J'embrasse tes pieds sales
Un disque de Marley
Joue No woman, no cry
No woman, no cry
Refrain (x2)
Par la fenêtre ouverte
L'air que nous respirons
Ses petits poussières
Si pâle d'émotions
Un rayon de soleil
Sur ton si beau visage
Aux abeilles se mêlent
La voix de Bob Dylan
Refrain
Un rayon de soleil
Tu te rhabilles pour de bon
J'te ramène par les tresses
A mon corps de garçon
Refrain
# Posté le vendredi 18 juillet 2008 11:26

lâchez vos impressions et vos ressentis


Témoignage d'un père

J'ai tué mon gosse ! Oui, c'est dur à dire...

Je pourrais dire que je ne suis pas fier de moi, que j'ai honte, que je ne suis pas bien dans ma peau...
Je ne vois qu'une chose à dire ! J'ai mal, affreusement mal ! Je pleure chaque jour depuis l'été dernier, je pleure encore à cet instant et je continuerais tant que mon corps pourra m'aider à pleurer.
J'ai détruit ce que j'avais de plus précieux, j'ai anéanti ma famille... J'ai ôté la vie de mon fils à cause de ma connerie, et si je n'avais encore quelque espoir de retrouver la paix, je serais prêt à aller le rejoindre. Ce n'est pas encore exclu...
Je m'appelle Eddy. J'avais le bonheur d'avoir une petite famille merveilleuse. Une femme adorable (qui me hait aujourd'hui !), deux filles délicieuses et un petit mec... Le fils parfait... Mon garçon faisait beaucoup de sport, trop peut-être. À 16 ans, il avait tout ce qu'il fallait pour tomber toutes les filles du quartier. Je me voyais déjà batailler pour calmer les notes de téléphone, les scooters devant la maison.
J'ai été con, aveugle, le dernier des imbéciles...
Oui, j'ai vu des engins ! Oui, j'ai gueulé parce qu'ils faisaient un peu de bruit en rentrant... Je ne voyais que les copains de mon gamin qui pétaradaient discrètement... Je n'avais pas remarqué qu'ils faisaient tout, au contraire, pour être discrets, pour ne pas réveiller la maisonnée... Je n'avais pas vu, pas fait attention à ce moment, que mon petit bonhomme et celui qui le raccompagnait faisaient tout pour faire le moins de bruit possible...
J'étais enfermé dans ma bulle de gros blaireau borné et je ne me suis pas intéressé à sa vie... J'ai attendu, comme le père standard, qu'il me parle de ses copines, qu'il m'émoustille de ses petites histoires... Mais rien !
Mon gamin a eu 17 ans, puis 18, mais jamais de confidences, jamais de complicité avec son père qui l'adorait...
Jamais, il ne m'a fait partager les instants privilégiés de sa vie. Mais c'est ma faute ! Je ne lui ai jamais demandé. Je n'ai jamais posé la moindre question sauf balancer de temps à autre une allusion que je découvre maintenant comme complètement stupide.
Pour son bac, en juin, je voulais lui payer son permis. Il n'a pas voulu. Il m'a simplement dit qu'il se le paierait avec son job d'été.
Puis un soir de juillet, il faisait terriblement chaud. Il était près de 2 heures du mat, je m'en souviens, j'étais dehors à fumer ma clope. Ma femme nous a toujours interdit à mon gamin et à moi de fumer dans la maison. Je sais que mes filles fument, mais c'est en cachette !
Je venais d'écraser mon mégot, je profitais d'un dernier moment de la douceur du soir. Les scooters sont arrivés.
J'étais dans le noir mais je ne cherchais pas à espionner. Mon gosse a garé son scoot devant la porte de la remise. Celui qui le suivait a éteint le sien aussitôt. Je me préparais à aller les trouver, leur proposer une bière, une cigarette...
Mais j'ai vu !
J'ai vu ce que je n'aurais jamais du voir ! Pas comme ça !
Pourquoi je n'ai pas fait de bruit ! Pourquoi je ne me suis pas manifesté pour indiquer ma présence !!!
Non ! J'ai fermé ma gueule, je suis resté dans l'ombre et j'ai vu !
Mon bébé, mon petit garçon était en train de se bécoter avec un mec.
Mon fils embrassait un garçon presque sous les fenêtres de ses propre parents !!!
Et moi, gros connard, je me suis levé de mon siège, j'ai poussé ma gueulante et j'ai viré l'autre.
J'ai hurlé sur mon gamin, sans même m'apercevoir qu'il pleurait. Le cendrier est passé à quelques centimètres de sa tête.
Pour gueuler, oh oui, j'ai gueulé... Je n'ose même pas répéter les mots que j'ai utilisés. Pédé, tantouse, tapette, tout mon vocabulaire y est passé. Je n'en avais rien à foutre des voisins. J'ai braillé comme un âne. Et, pendant tout le temps que je criais sur lui, mon gosse pleurait... Il a simplement dit « papa, laisse moi t'expliquer... ». « Y a rien à expliquer, j'ai compris » C'est tout ce que j'ai eu à lui répondre...
J'avais rien compris !
Je n'ai pas vu que mon gosse était différent de moi, différent de ma conception de la famille...
Je n'ai pas voulu en reparler le lendemain.
Pour moi, ma famille devrait se contenter de deux filles, point barre.
Je me suis dit qu'il allait changer. Mais que pour l'heure, je n'avais plus de fils en attendant qu'il revienne dans le droit chemin. Pourtant, je n'y croyais pas, et je lui ai dit. Je lui tout simplement dit que je ne voulais pas d'un fils pédé (c'est le mot que j'ai utilisé) et qu'après l'été, il allait bosser et se prendre un appart en ville.
Là encore je n'ai pas vu qu'il pleurait.
Si ! J'ai vu ! Mais je n'ai pas voulu !
Il a pris son scooter et il est parti.
Maxime n'est pas revenu.
La gendarmerie a téléphoné. On devait venir à l'hôpital.
Il avait voulu faire l'avion avec son scooter du haut du pont.
Le gendarme m'a simplement dit qu'il avait pris le soin de poser son casque sur la chaussée avant de prendre son élan...
Je suis le dernier des salauds.
J'essaie de tenir depuis cet été, mais c'est dur.
J'ai mal, très mal. Là encore, en confiant mon chagrin sur cet écran, j'ai à nouveau l'envie de me foutre en l'air.
J'ai la chance d'avoir deux filles qui m'aident. Ma femme me hait depuis cette horrible journée.
Je la comprends, je me hais moi-même...
Comment puis-je demander pardon à mon gamin ?
Je l'ai tué, il n'y a rien de plus à dire. Sauf de le rejoindre, je ne sais comment me racheter.
Et encore... S'il y a une vie après, je doute qu'il puisse me pardonner.
Maxime aimait les garçons, oui ! Mais, il aimait, et c'est tout.

Pardon mille fois mon garçon, mon Maxime est en miettes mais rien ne peut réparer mon imbécillité.

A tous ces garçons qui se tournent vers d'autres garçons, je ne voudrais dire qu'une chose :
Ne laissez pas votre père en dehors de votre vie. Parlez dès que vous vous en sentez la force !
Et, dernier point : regardez-le en face... Toujours !

Que ne voudrais-je maintenant pouvoir parler aux pères qui vont commettre l'irréparable !




Alors vous en pensez quoi de tout ça ?
On est en 2008, pourquoi y t'il toujours autant d'homophobie
et d'incompréhensions au sein des familles
?
lâchez vos impressions et vos ressentis
# Posté le vendredi 27 juin 2008 16:26